Monarque des glaces

Un papillon monarque solitaire survole la banquise…

Transplanté dans un corps immortel, Dominique survole des paysages ravagés par les perturbations du climat. Le papillon filme les luttes entre survivants pour le plaisir des Seigneurs du Pôle, dont les palais roulants parcourent la glace synthétique du continent arctique.

Loyal à ses maîtres, le papillon géant est indestructible, tant qu'il se contente de planer en haute altitude… sans s'attacher aux êtres qui s'échinent sous lui. Un battement d'aile pourra-t-il sauver des survivants débrouillards condamnés par ses créateurs?

Une fable écologique d'une terrible actualité!

Parution :
Maison d’édition : Echofictions (https://echofictions.com/)
Extrait :

 

Fantôme aux ailes déployées

je chasse au loin mon ombre bleue

 

Je plane au-dessus de la nouvelle banquise, parcourue par de rares ours polaires et les   palais roulants des Seigneurs. Pas la moindre crevasse ne brise sa surface immaculée. Des volutes de neige errent sur cette table rase, poussées par le vent qui s’ennuie.

Les ours blancs y sont aussi perdus qu’avant la fonte de la calotte. S’ils trouvent désormais un appui pour leurs lourdes pattes, les carnivores sont restreints à hanter les bords de la banquise. Triste ironie, quand on sait que cet éphémère continent fut baptisé Arctos, qui veut dire ours en grec…

De très loin, on voit les lignes d’assemblage des plaques, qui s’emboîtent comme des pièces de puzzle.

LIRE LA SUITE

Fruit d’un tardif effort pour contrer l’effet de serre, la banquise artificielle devait élever l’albédo de la Terre, ce ratio de lumière réfléchie vers l’espace. Après des années de palabres et d’objections de la part des lobbies pétroliers, les premiers morceaux ont été posés, selon la séquence suivante :

  1. a) délimiter une surface vaguement rectangulaire au moyen de bouées,
  2. b) asperger cette surface de mousse chaude de polyuréthane écolo-traitée ; au contact de l’eau salée, la mousse durcit, ses bulles d’air assurant la flottaison,
  3. c) étendre sur la mousse un adjuvant qui réagit pour former une couche résistante. On obtient un beau morceau de banquise artificielle.

Assembler ce casse-tête arctique a requis douze ans d’efforts et des centaines de bâtiments : cargos, baleiniers reconvertis, porte- conteneurs de polymère liquide… Quand le projet a été abandonné faute de financement, la nouvelle banquise totalisait un modeste quatre millions de kilomètres carrés. Moins que la moitié de la surface des années 1980...

Ballottée par les courants marins, la banquise de polymère heurte avec une régularité obsédante les côtes du Groenland, de la Sibérie, de l’Alaska et du Canada.

***

REGROUPER
Critiques :Gromovar au sujet deQuoi de neuf sur ma pile a écrit:

"Monarque des Glaces », de Michèle Laframboise, sans doute le plus beau texte, crépusculaire, triste, et tragique

Mureliane au sujet deChroniques de l'imaginaire a écrit:

une écriture poétique et précise à la fois, qui est un véritable régal à lire. Cette superbe nouvelle confirme le talent de l'auteur, lauréate pour la seconde fois du prix Solaris.

Carlos Bergeron au sujet deLettres Québécoises 140, a écrit:

“Une aventure de pure science-fiction, inspirée par la mondialisation, notamment des pouvoirs politiques, et par les changements climatiques.”


978-1-988339-58-0  version papier

978-1-988339-57-3 version électronique

Le secret de Maragi

Un récit des cités célestes

L’agile Maragi s’initie aux manœuvre sur le dirigeable de son père endetté, voguant dans l’air glacial à 6000 mètres au-dessus de la surface empoisonnée de la Terre. Elle rêve de parcourir les mers infinies de nuages, dernier refuge de l’humanité, mais les hommes d’équipage acceptent mal sa présence à bord. Pourtant, la jeune fille sans mère préfère cette vie difficile aux chaînes qui l’attendent dans la société rigide des Cités célestes…

Un fragile secret laissé par des passagers clandestins placera Maragi devant un choix déchirant, car le préserver risque de briser son rêve de liberté.

Une vision audacieuse d'un futur aéropunk par l'auteure de SF Michèle Laframboise

 

Extrait :

Alliance Victorienne, an 766 de l’Envol

Une bouffée d’air glacial gifla Maragi lorsque son père déverrouilla l’écoutille avant du cargo Mad Bundle.

Le hurlement éternel des vents de haute altitude s’invita dans la cabine de pilotage, se joignant au grincement des rouages, aux craquements des câbles tendus qui gardaient unis vaisseau et ballon, aux murmures rugueux des voiles, aux grondement sourds des propulseurs jumeaux qui poussaient le dirigeable vers l’avant.

Maragi serra les poings dans les gants de suède qui avaient appartenu à sa mère, une commerçante avisée qui avait longtemps navigué avant sa naissance. Elle ajusta ses lunettes cerclées de cuivre par-dessus son casque, avec des douillets cache-oreilles qui laissaient passer les sons sans inviter l’air glacial.

LIRE LA SUITE

Elle passa ses jambes de pantalon par les ouvertures du harnais cousu à une large ceinture, qu’elle agrafa par-dessus sa veste. En dépassaient quatre anneaux d’ancrage, leur métal si usé et égratigné, leur forme si géométriquement parfaite que Maragi était certaine qu’ils devaient remonter avant l’Envol. Sa ceinture, par contre, avait été confectionnée récemment, une bande de cuir artificiel à base de champignons, renforcée de fils de métal. Sa veste, par contre, était un legs de sa mère, en vieux cuir amoureusement ciré.

Deux cordes de réserve, chacune embobinée comme une petite saucisse, pendaient à deux des anneaux.

Le thermomètre boulonné à l’extérieur du cockpit indiquait soit moins 23 ou moins 28 degrés Celsius. La vitre glacée du cadran—et celle du cockpit, cernée de frimas—cachait le dernier chiffre. Maragi consulta le tableau de bord. La fine aiguille de l’altimètre vacillait autour de 6000 mètres. À cette altitude, la température extérieure serait plus proche de moins 28 C en tenant compte du facteur vent.

Le soleil ne s’était pas encore levé, préservant Maragi des dangereux rayons UV qui avaient laissé sur son visage une traînée de taches de son (lors d’une sortie imprudente). Mais la puissante fournaise patientait derrière la mer de nuages pourpres qui s’étendaient en vagues paresseuses vers l’horizon.

À travers le croissant de l’écoutille entrouverte, le ciel sombre évoluait vers le bleu profond qui ornait les bords du drapeau de l’Alliance Victorienne. Les étoiles s’éteignaient, sauf un point lumineux qui marquait l’horizon à l’est. Pas une étoile : c’était le phare du port qui les invitait avec des faisceaux jaune sodium et orange.

Quelques minutes plus tôt, son père avait allumé le phare avant. Une étroite bande de lumière phosphorée avait allumé les nuages devant eux, les transformant en fantômes dansants avant qu’ils glissent sous le ventre du cargo. Quatre secondes plus tard, une réponse était arrivée du port de Concord, un faisceau de lumière d’un blanc si éclatant qu’elle semblait bleue.

Porté par le même puissant courant aérien, le Mad Bundle accosterait à la cité dans quelques heures.

C’était plus de temps que nécessaire pour une inspection rapide des câbles et de l’enveloppe de gaz qui gardait le vaisseau en l’air.

#

La jeune fille était un des deux « singes » à bord du cargo de son père, un vaisseau de taille modeste spécialisé dans le transport des fruits, de vins de qualité et de barils de bière, des marchandises produites sur les cités agraires.

Une main gantée retenant l’écoutille que le vent souhaitait ouvrir, le père de Maragi empoigna de l’autre le grand levier qui ramenait les voiles du cargo dans leur espace de rangement. Quand il tira, elle entendit le son affligé des rouages activés par le moteur principal, et le chuintement des tissus tiré de leur mat et poussé à l’intérieur des longues rainures au bas de la coque.

Cela prenait cependant une main humaine pour attacher ces voiles, afin que le Bundle puisse naviguer avec grâce dans les courants turbulents engendrés dans le sillon d’un objet aussi grand qu’une Cité des Nuages.

— Prête? demanda son père, une main sur la poignée de l’écoutille, ses yeux de glace bleue posés sur elle.

Elle hocha la tête, cachant sa nervosité sous un sourire.

Le capitaine Edward Galen avait jadis été un jeune grimpeur de mât de la Flotte Victorienne. Des douzaines d’années avaient érodé la rondeur de ses joues et ajouté à ses yeux limpides un réseau de rides de vigilance. Le soleil avait cuit son visage pour lui conférer le brun chaleureux d’un gâteau d’avoine.

Bien entendu, les marins faisaient de leur mieux pour se garder à l’ombre, mais vous n’aviez pas cette liberté lors des affrontements de la Flotte Victorienne contre les forces du Sceptre, un groupe de cités rivales qui partageait la même bande de latitude, ou contre les Ours Polaires, dont les cônes enneigés volaient autour du pôle Nord frigide.

Des villes en constante dérive compliquaient la politique et les guerres.

L’Alliance Victorienne prenait avantage du puissant courant-jet et s’enorgueillissait de la vitesse de ses vaisseaux militaire. (Certains voguaient à plus de 7000 mètres, leurs pilotes affrontant les dangers de l’hypoxie avec des réserves d’air. Les cargos marchands se cantonnaient sagement à des altitudes plus basses.)

D’autres grappes de cités se partageaient les latitudes tropicales, flottant entre 3500 et 5500 mètres, mais aucune ne divergerait trop loin. Une cité tropicale dérivant au nord se ferait immanquablement capturer (et taxer!) par les forces Victoriennes ou celles du Sceptre, la première des deux dont un vaisseau croiserait le chemin de la ville itinérante.

— Le vent nous emporte tous, avait déclaré sa mère depuis son lit d’hôpital, peu importe quels rois ou dieux nous implorons.

***

REGROUPER
Critiques :Sam Tomaino au sujet de SF Revu a écrit:

A great engaging story!

Norman Cook au sujet deGoodreads a écrit:

...the first of a series, one that I look forward to.


978-1-990824-21-0 papier

978-1-990824-22-7 ebook

144 p.

steampunk heroines/ coming-of-age novel / climate fiction / aero-steampunk/airships/hovering cities in the sky

Maragi’s Secret

A Cloud Cities Novella

Maragi learns the ropes as a mast «monkey» aboard her father’s heavily-mortgaged airship, climbing its glacial hull six thousands meters over the poisoned Earth’s surface. She hopes to navigate the endless sky, humanity’s last refuge, but must face the scorn of crewmen who resent her presence. Little do they know the worse fate waiting a motherless girl in the straight-laced, rigid Cloud society. Then, a fragile secret left by clandestine passengers forces a hard choice on her. Is saving it worth losing everything she cares about?

A short and sweet aero-punk SF novella, published in the May-June 2024 issue of Asimov’s.

Find it here!

Parution :
Maison d’édition : Echofictions (https://echofictions.com/)
Extrait :

Cargo Mad Bundle, Victorian Cluster, Year 766 after the Lift

A puff of moist, glacial air hit Maragi’s face when her father wrestled open the Mad Bundle’s forward hatch.

1

The eternal howl of the high-altitude winds joined the groan of straining gears that echoed in the piloting cabin. Even with the hatch closed, silence was impossible to find between the creaking of the taut cables keeping hull and banana-shaped balloon united, the coarse whispers of the sails, and the deep-throated murmur of the twin propellers pushing the ship forward.

The dial thermometer affixed to the steel rail around the hatch indicated either minus 23 or minus 28 Celsius degrees. The frosted dial glass hid part of the last numeral. As the thin altimeter needle hovered past the 6,000 meters mark, Maragi reckoned the actual temperature outside the ship would be closer to -28 C, taking the wind factor into account.

LIRE LA SUITE

The sun had not risen yet, so the dangerous UV rays that had sprinkled the young girl’s cheeks with a smattering of brown spots (on one careless outing) would not further damage her skin. But the powerful furnace was laying in wait under a violet sea of velvety clouds that stretched like lazy waves under an indigo sky.

 

REGROUPER

116 p.

978-1-990824-19-7 paperback

978-1-990824-20-3 ebook

Maragi’s Secret

A Cloud Cities Novella

Maragi learns the ropes as a mast «monkey» aboard her father’s heavily-mortgaged airship, climbing its glacial hull six thousands meters over the poisoned Earth’s surface. She hopes to navigate the endless sky, humanity's last refuge, but must face the scorn of crewmen who resent her presence. Little do they know the worse fate waiting a motherless girl in the straight-laced, rigid Cloud society. Then, a fragile secret left by clandestine passengers forces a hard choice on her. Is saving it worth losing everything she cares about?

A dystopian, aero-punk SF novella by multi-award winning author Michèle Laframboise.

(Originally published in ASIMOV'S SF, May-June 2024 issue.)

 

 

Parution :
Maison d’édition : Echofictions (https://echofictions.com/)
Genres :
Critiques :A.C. Wise - Locus Magazine a écrit:

A fun and satisfying adventure.


978-1-990824-19-7 paperback

978-1-990824-20-3  epub

5 x 8 x 0,3 in

14,95 $can paperback

4,99  $can Ebook

YA science-fiction novella

Ruego (English)

Random attacks on human worlds forced three rival federations to ally against the mysterious Mowös. Hot on the enemy trail, a detachment lands on Ruego. Surprise: this harsh planet harbors a lost human colony, descended from a wrecked ship’s castaways.

How did those almost-savages survive there, despite the powerful Mowös? What dark secret lies behind their strange customs? Which of the federations can lay claim on this stranded ship, hence on Ruego? For the three rival commanders, the time to find the answers is running short...

 

Art, adaptation and translation: Michèle Laframboise

Creative help: Salvador Dallaire

Cover: Michèle Laframboise and Salvador Dallaire

Original story and translation help: Jean-Louis Trudel

Coming in 2026!

Parution :
Maison d’édition : Echofictions (https://echofictions.com/)
Extrait :

Extract English edition

(Extract from the first English edition)

 

There is also a rare first edition launched at the Windsor Bookfest in 2007.

14 pages

Format 8.5 x 5.5 in.

Version format de 2007

 

The General’s Garden

A Gardeners' Universe Story

Warriors are the best gardeners...

In the lush city of Talmur, young Chaaas and his friends creep into a retired military's property, eager to sample his exotic fruits. However, the general's faithful bodyguard is watching...

A short graphic novel set in the universe of the space-faring Gardeners civilisation, sprouting from the fertile imagination of SF writer Michèle Laframboise.

Parution :
Maison d’édition : Echofictions (https://echofictions.com/)
Extrait :

Extract The general's garden

Practical details:

Length: 48  pages
Dimensions: 5.25 x 8 paperback
B&W interior art

All ages

ISBN 978-1-990824-14-2 paperback       9.95 CDN
ISBN 978-1-990824-13-5 ebook  4.99 CDN

Published in May 2024

 

Cover comic

La plume Japonaise

En pleine séance de dédicaces au festival Fantasia, une auteure est subitement plongée dans un monde virtuel manga. Pour s’en sortir, elle devra réussir à signer son nom sur un personnage de cet univers avec une plume japonaise. Pendant ce temps, les fans de Fantasia qui l’ont propulsée dans cet univers commencent à en perdre le contrôle.

Une joyeuse aventure dessinée par Michèle Laframboise pré-publiée dans le fanzine MensuHell pendant deux ans!

 

 

 

Parution :
Maison d’édition : Vermillon
Genres :

ISBN 978-1-897058-96-1

56 pages

Vermillon, distribué par Échofictions

Couleurs par Christ Oliver

 

Pour les curieux, couverture de la première édition artisanale de 2006 !

 

Otaku Ladies – Labyrinthe

Labyrinthe

Sauver le monde... un bit à la fois!

Un trio de débrouillardes résolvent des problèmes qui surgissent dans un cyber-environnement !

Pravda est la tête pensante, Helena une maîtresse en débuggage, et bodyguard, et Medusa est une testeuse sans peur des programmes de VR.

Dans Labyrinthe, des tensions éclatent dans le trio quand arrive un contrat, trop payant pour être honnête... Mais il faut bien payer le loyer, non?

Une courte aventure écrite et dessinée en 24 heures par Michèle Laframboise

Parution :
Maison d’édition : Echofictions (https://echofictions.com/)
Genres :

La première édition

Longueur: 24 pages, plié-broché

Dimensions: 5.5 x 8.5

Prix 5 $

Age: Tous âges, humour